Avoir 30 ans, le bilan

08:31


Lorsque Cécile d'Hivency (Les Confidences de Lizzie) m'a annoncé que mon article serait publié le 09 novembre, je me suis dit "ma cocotte, pourquoi pas parler du fait d'avoir 30 ans" ou quelque chose comme ça, car dans ma tête, les phrases ne sont pas toujours aussi belles. C'est bien plus compliqué que ça.

Bref, voilà vous savez tout, aujourd'hui j'ai 30 ans. Voilà un moment que ce chiffre me trotte dans la tête, que je m'y prépare psychologiquement car c'est tout de même un cap important à passer. Bien plus compliqué pour moi que celui des 20 ou des 25. Alors pourquoi pas faire un petit bilan, comment à 20 ans je voyais ma vie à 30, de toutes ces choses qui ont changé et évolué autour de moi. Et de prendre un petit coup de vieux…

A 20 ans...
N'empêche qu'une fois que tu as passé les 20 ans, la vie file à toute vitesse, c'est bien vrai. On se dit "ces vieux, qu'est-ce qu'ils racontent..." mais ils ont raison, il faut bien le reconnaître. Les années défilent à toute allure sans que tu aies le temps de t'en rendre compte. Là, nous sommes en novembre 2016 ! Encore quasiment une année finie ! Tout va trop vite. Je me demande parfois si nous prenons vraiment le temps de vivre ou si l'on ne se contente pas de "survivre", de faire toutes ces choses qu'on a à faire, remplir toutes nos obligations, si l'on est pas un peu réglé comme des automates ?
Bref, à 20 ans, je pensais qu'à 30 ans ma vie serait tranquille : que j'aurais un travail, qui me plaît, dans lequel je m'épanouis et m'accomplis pleinement. Je pensais également que j'aurais une jolie maison, avec un jardin, un homme et des enfants qui courent partout. Une belle voiture. Une vie qui frôle un peu le conte de fée moderne. Mais n'est-ce pas ce dont nous rêvons un peu tous ? Etre heureux, serein et confiant en l'avenir au sein du petit monde que nous aurions construit. Une vie personnelle et professionnelle équilibrée ?


Qu'en est-il vraiment ?
30 ans n'est visiblement plus pour moi l'âge de l'accomplissement de soi. Auparavant, à cet âge, les femmes avaient déjà 3 enfants, une maison, un travail en plein essor ou bien étaient mères au foyer. On restait avec le même homme toute sa vie. Les enfants allaient en vacances chez les grands-parents...
Aujourd'hui, il me parait bien plus difficile qu'autrefois d'être posé ou d'être propriétaire. On fonde une famille tardivement, on change régulièrement de travail par choix ou contrainte. En réalité, la stabilité personnelle et professionnelle arrive bien après, la vie et ses facteurs sont en perpétuel mouvement.

Aujourd'hui
A défaut de trouver un emploi qui réponde à mes aspirations, je me suis lancée comme auto-entrepreneur, pour faire ce que j'aime et ne pas avoir à dépendre d'un employeur. Il était temps que je me prenne en mains, que je trouve le courage et la force d'entreprendre, pour aller de l'avant et me construire cet avenir dont je rêvais. Les fins de mois sont difficiles financièrement, mais je ne regrette pas mon choix. Je peux m'organiser comme je le sens, profiter de ma famille, et rythmer mes journées à ma convenance. Je me sens plus libre et j'ai plus l'impression de vivre vraiment.
Je ne suis pas encore propriétaire mais j'ai un toit au-dessus de ma tête, de l'électricité, du chauffage, une douche avec de l'eau chaude... Ce confort que tout le monde n'a pas. Il faut parfois savoir se contenter de ce qu'on a avant de chercher à avoir et rêver ce qu'on a pas.
J'ai un mari aimant et attentionné, une petite fille (de 2 ans et demi) qui me mène la vie dure, me pousse dans mes retranchements et teste mes limites. Éduquer un enfant est encore bien plus difficile que tout ce que j'avais pu imaginer. Elle peut être un amour comme un petit démon. Ces enfants d'aujourd'hui qui veulent tout commander, t'apprendre la vie et affirme déjà des traces de caractères très prononcé.

Les années à venir...
J'espère que les années seront plus prospères avec moins de souci, un autre enfant, d'autres voyages... Professionnellement, le summum serait de pouvoir vivre de ma passion (mon blog). Et à ce moment-là, je serais l'une des plus heureuses du monde car cette opportunité n'est pas donnée à tout le monde.

Mais le plus important, c'est de tirer des leçons des erreurs passées pour ne pas les reproduire et en tirer le meilleur pour être encore plus fort : et surtout, se contenter et être heureux de ce que l'on a, au lieu de pleurer ce que l'on n’a pas.

Et vous, que pensez-vous de la vie que l’on mène ?

Jennifer du blog http://lemondedejenn.fr/







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1 commentaires

  1. Coucou : tu as raison de profiter malgré les manques ; parce qu'à 40 ans, les manques, il y en a toujours. Il y en aura toujours de toute façon et les plus lourds viendront de ce dont nous n'aurons pas su profiter.
    Bisous,

    Forty Beauty
    www.fortybeauty.com

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